Les journées filent à toute vitesse. Changer, nourrir, bercer, discuter, rassurer, tirer mon lait, ranger le bazar. Et juste au moment où je m'apprête enfin à m'affaler sur le canapé, tu as déjà faim et tout recommence.
Mais je savoure chaque instant. Je pourrais te regarder pendant des heures. Je te chante des comptines dont je connais à peine les paroles, j'ai des conversations improbables avec une petite voix bien trop aiguë, et je pourrais t'embrasser toute la journée.
Soyons honnête : tout n'est pas rose. Mon cœur se serre quand je te vois souffrir de coliques. Ou ces moments en pleine nuit, quand je prépare un biberon comme un zombie et que je n'en peux plus. Ou quand tu recraches ta tétine pour la quatre-vingtième fois, mais que tu la veux aussitôt après. À la quatre-vingt-unième fois, je me dis : "cette fois, tu ne l'auras plus" - mais je n'arrive jamais à m'y tenir.
Mon petit homme chéri, tu es, comme ton père, mon plus grand amour. Je suis tellement reconnaissante pour ce petit miracle.